Nice Colliers De Chien photos
Some cool Colliers De Chien images:
Eglise d’Echillais

Image by kristobalite
Eglise romane ; commune d’Echillais, Charente-Maritime 17, Poitou-Charentes, France
Une nef simple, terminée par un chœur en hémicycle à cinq fenêtres, définit l’ensemble. Au xve siècle, deux salles latérales ont été ajoutées au Sud et remaniées depuis. Les voûtes en berceau ont été refaites au XVIIe siècle, comme le clocher détruit aux guerres anglaises. Seules les trois fenêtres centrales du chœur sont, à l’intérieur, encadrées de colonnettes à chapiteaux soignés dont les tailloirs, ornés de demi-besants opposés par le côté convexe et réunis par un filet, se continuent sur la partie tournante. Les corbeilles vigoureusement sculptées sont ornées de motifs végétaux ou de sujets au sens obscur. L’un présente un personnage chevelu assis sur un siège en X, portant une croix et tenant un livre ouvert. Il est accolé de deux hommes debout, qui paraissent vêtus d’habits sacerdotaux. Celui de droite appuie un livre fermé sur sa poitrine. Son pendant tient une masse à deux mains; sous la volute de la crosse un reste indéterminé : exhortation ou scène d’hommage. Le chapiteau qui fait pendant montre deux sujets : sur une face, un homme à bonnet, debout, se défend avec un galet contre un chien qui lui engoule le bras gauche. A côté, un autre lutteur couché au-dessus, saisit un second chien dont il écarte les mâchoires. Des colliers soigneusement soulignés spécifient qu’il s’agit bien de chiens, mais le thème est aussi énigmatique.
Ailleurs des rapaces grimpés sur des lions les attaquent suivant un modèle oriental bien connu.
La façade rectangulaire a conservé au rez-de-chaussée le type des divisions tripartites, mais le premier étage n’est qu’une galerie continue de neuf arcades, celle du milieu légèrement plus importante pour loger une fenêtre. Le schéma est donc très saintongeais, mais souligné avec vigueur, car en bas les quatre colonnes principales s’imposent à l’examen et font ressortir l’importance et le relief du portail principal, dont le centre a malheureusement été diminué par une porte classique qui rompt l’harmonie des trois voussures autrefois richement sculptées, mais tellement rongées par les embruns, qu’on hésite à donner un sens à l’ensemble. Au rouleau supérieur, le mot iesvs, déchiffrable sur le personnage du sommet couché dans le cintre, désigne le Christ qui doit être entouré de deux anges thuriféraires, au-dessus, à droite d’un joueur de viole dominant une statue de femme de face avec une guimpe et de longues manches, un bras sur la hanche. Au rouleau médian, sous le Christ, un personnage nimbé qui serait saint Etienne, couché dans l’arc, tend deux mains jointes : il est menacé par un bourreau en face de lui qui le frappe à la tête de la main droite et tient de la gauche une pierre pour le lapider. Deux autres hommes aux gestes menaçants aideraient à la lapidation du premier diacre, et les silhouettes rongées des deux autres font leur pendant. Les dernières figures de la voussure inférieure laissent deviner trois personnages; deux en partie côte à côte et un autre au-dessous portant un sceptre (?). Tout le côté Nord du portail n’est plus aujourd’hui qu’un calcaire d’apparence spongieuse. Le sujet le plus connu est bien le masque démoniaque engoulant la colonne gauche de la porte. C’est un sujet courant de la sculpture de l’Ouest, fréquent en Saintonge. Les autres chapiteaux de feuillages délimitent les petits arcs latéraux dont les fonds de muraille se diversifient par un appareil en chevrons fréquent à cette place dans la région. Deux colonnettes posées sur de larges tailloirs supportent la corniche qui reçoit l’étage. Leurs chapiteaux étroits et annelés se retrouvent souvent dans la région. L’arcature du premier étage, bien mieux conservée, est richement ciselée de motifs végétaux, marguerites rectangulaires, acanthes groupées en S ou en gerbes, bref toute une fantaisie qui se retrouve aux tailloirs comme au-dessus, aux métopes de la corniche haute, où les sujets sont encore variés par la représentation d’échiquiers, ou de roues de charrette. Les petits chapiteaux, comme souvent les modillons très divers, sont soigneusement sculptés avec humour et fantaisie. Ici un prêtre bénit, la main levée, là un chasseur sonne de la trompe, plus loin un archer vise un basilic et, derrière, un joueur de vielle gratte ses cordes. Puis ce sont lions ou chimères ou des têtes d’hommes et de monstres; l’un d’eux a dévoré une victime, dont la main sort de sa gueule. Les parties hautes sont plus finies ou moins usées que la corniche basse, mais de même type. On y voit un oiseau aux ailes ouvertes, des têtes, un baril.
L’abside présente les mêmes caractères raisonnables et la même solidité, avec ses quatre colonnes assises sur de belles bases dont les moulures se poursuivent autour du chœur, comme la ceinture à demi-besants qui délimite la partie basse des ouvertures à chapiteaux ornés, soutenant les voussures moulurées, enrichies ici et là d’archivoltes à pointes de diamant. La corniche simple, soutenue par des modillons variés (avec le petit tonneau) et les gros chapiteaux à monstres et feuilles, a été fortifiée à la guerre de Cent ans. Il n’en reste qu’une muraille d’appareil moyen sur laquelle repose la charpente du chœur. Le passage de l’hémicycle à la nef droite est souligné par un pilastre contre lequel s’appuie l’un des montants d’un enfeu sous la première fenêtre Sud de la nef.
(extrait de : "Saintonge romane" ; François Eygun ; Coll. Nuit des Temps, Ed. du Zodiaque, pp. 237-239)
Autre source : chapiteaux.free.fr/TXT_echillais.html
Eglise d’Echillais

Image by kristobalite
Eglise romane ; commune d’Echillais, Charente-Maritime 17, Poitou-Charentes, France
Une nef simple, terminée par un chœur en hémicycle à cinq fenêtres, définit l’ensemble. Au xve siècle, deux salles latérales ont été ajoutées au Sud et remaniées depuis. Les voûtes en berceau ont été refaites au XVIIe siècle, comme le clocher détruit aux guerres anglaises. Seules les trois fenêtres centrales du chœur sont, à l’intérieur, encadrées de colonnettes à chapiteaux soignés dont les tailloirs, ornés de demi-besants opposés par le côté convexe et réunis par un filet, se continuent sur la partie tournante. Les corbeilles vigoureusement sculptées sont ornées de motifs végétaux ou de sujets au sens obscur. L’un présente un personnage chevelu assis sur un siège en X, portant une croix et tenant un livre ouvert. Il est accolé de deux hommes debout, qui paraissent vêtus d’habits sacerdotaux. Celui de droite appuie un livre fermé sur sa poitrine. Son pendant tient une masse à deux mains; sous la volute de la crosse un reste indéterminé : exhortation ou scène d’hommage. Le chapiteau qui fait pendant montre deux sujets : sur une face, un homme à bonnet, debout, se défend avec un galet contre un chien qui lui engoule le bras gauche. A côté, un autre lutteur couché au-dessus, saisit un second chien dont il écarte les mâchoires. Des colliers soigneusement soulignés spécifient qu’il s’agit bien de chiens, mais le thème est aussi énigmatique.
Ailleurs des rapaces grimpés sur des lions les attaquent suivant un modèle oriental bien connu.
La façade rectangulaire a conservé au rez-de-chaussée le type des divisions tripartites, mais le premier étage n’est qu’une galerie continue de neuf arcades, celle du milieu légèrement plus importante pour loger une fenêtre. Le schéma est donc très saintongeais, mais souligné avec vigueur, car en bas les quatre colonnes principales s’imposent à l’examen et font ressortir l’importance et le relief du portail principal, dont le centre a malheureusement été diminué par une porte classique qui rompt l’harmonie des trois voussures autrefois richement sculptées, mais tellement rongées par les embruns, qu’on hésite à donner un sens à l’ensemble. Au rouleau supérieur, le mot iesvs, déchiffrable sur le personnage du sommet couché dans le cintre, désigne le Christ qui doit être entouré de deux anges thuriféraires, au-dessus, à droite d’un joueur de viole dominant une statue de femme de face avec une guimpe et de longues manches, un bras sur la hanche. Au rouleau médian, sous le Christ, un personnage nimbé qui serait saint Etienne, couché dans l’arc, tend deux mains jointes : il est menacé par un bourreau en face de lui qui le frappe à la tête de la main droite et tient de la gauche une pierre pour le lapider. Deux autres hommes aux gestes menaçants aideraient à la lapidation du premier diacre, et les silhouettes rongées des deux autres font leur pendant. Les dernières figures de la voussure inférieure laissent deviner trois personnages; deux en partie côte à côte et un autre au-dessous portant un sceptre (?). Tout le côté Nord du portail n’est plus aujourd’hui qu’un calcaire d’apparence spongieuse. Le sujet le plus connu est bien le masque démoniaque engoulant la colonne gauche de la porte. C’est un sujet courant de la sculpture de l’Ouest, fréquent en Saintonge. Les autres chapiteaux de feuillages délimitent les petits arcs latéraux dont les fonds de muraille se diversifient par un appareil en chevrons fréquent à cette place dans la région. Deux colonnettes posées sur de larges tailloirs supportent la corniche qui reçoit l’étage. Leurs chapiteaux étroits et annelés se retrouvent souvent dans la région. L’arcature du premier étage, bien mieux conservée, est richement ciselée de motifs végétaux, marguerites rectangulaires, acanthes groupées en S ou en gerbes, bref toute une fantaisie qui se retrouve aux tailloirs comme au-dessus, aux métopes de la corniche haute, où les sujets sont encore variés par la représentation d’échiquiers, ou de roues de charrette. Les petits chapiteaux, comme souvent les modillons très divers, sont soigneusement sculptés avec humour et fantaisie. Ici un prêtre bénit, la main levée, là un chasseur sonne de la trompe, plus loin un archer vise un basilic et, derrière, un joueur de vielle gratte ses cordes. Puis ce sont lions ou chimères ou des têtes d’hommes et de monstres; l’un d’eux a dévoré une victime, dont la main sort de sa gueule. Les parties hautes sont plus finies ou moins usées que la corniche basse, mais de même type. On y voit un oiseau aux ailes ouvertes, des têtes, un baril.
L’abside présente les mêmes caractères raisonnables et la même solidité, avec ses quatre colonnes assises sur de belles bases dont les moulures se poursuivent autour du chœur, comme la ceinture à demi-besants qui délimite la partie basse des ouvertures à chapiteaux ornés, soutenant les voussures moulurées, enrichies ici et là d’archivoltes à pointes de diamant. La corniche simple, soutenue par des modillons variés (avec le petit tonneau) et les gros chapiteaux à monstres et feuilles, a été fortifiée à la guerre de Cent ans. Il n’en reste qu’une muraille d’appareil moyen sur laquelle repose la charpente du chœur. Le passage de l’hémicycle à la nef droite est souligné par un pilastre contre lequel s’appuie l’un des montants d’un enfeu sous la première fenêtre Sud de la nef.
(extrait de : "Saintonge romane" ; François Eygun ; Coll. Nuit des Temps, Ed. du Zodiaque, pp. 237-239)
Autre source : chapiteaux.free.fr/TXT_echillais.html
Eglise d’Echillais

Image by kristobalite
Eglise romane ; commune d’Echillais, Charente-Maritime 17, Poitou-Charentes, France
Une nef simple, terminée par un chœur en hémicycle à cinq fenêtres, définit l’ensemble. Au xve siècle, deux salles latérales ont été ajoutées au Sud et remaniées depuis. Les voûtes en berceau ont été refaites au XVIIe siècle, comme le clocher détruit aux guerres anglaises. Seules les trois fenêtres centrales du chœur sont, à l’intérieur, encadrées de colonnettes à chapiteaux soignés dont les tailloirs, ornés de demi-besants opposés par le côté convexe et réunis par un filet, se continuent sur la partie tournante. Les corbeilles vigoureusement sculptées sont ornées de motifs végétaux ou de sujets au sens obscur. L’un présente un personnage chevelu assis sur un siège en X, portant une croix et tenant un livre ouvert. Il est accolé de deux hommes debout, qui paraissent vêtus d’habits sacerdotaux. Celui de droite appuie un livre fermé sur sa poitrine. Son pendant tient une masse à deux mains; sous la volute de la crosse un reste indéterminé : exhortation ou scène d’hommage. Le chapiteau qui fait pendant montre deux sujets : sur une face, un homme à bonnet, debout, se défend avec un galet contre un chien qui lui engoule le bras gauche. A côté, un autre lutteur couché au-dessus, saisit un second chien dont il écarte les mâchoires. Des colliers soigneusement soulignés spécifient qu’il s’agit bien de chiens, mais le thème est aussi énigmatique.
Ailleurs des rapaces grimpés sur des lions les attaquent suivant un modèle oriental bien connu.
La façade rectangulaire a conservé au rez-de-chaussée le type des divisions tripartites, mais le premier étage n’est qu’une galerie continue de neuf arcades, celle du milieu légèrement plus importante pour loger une fenêtre. Le schéma est donc très saintongeais, mais souligné avec vigueur, car en bas les quatre colonnes principales s’imposent à l’examen et font ressortir l’importance et le relief du portail principal, dont le centre a malheureusement été diminué par une porte classique qui rompt l’harmonie des trois voussures autrefois richement sculptées, mais tellement rongées par les embruns, qu’on hésite à donner un sens à l’ensemble. Au rouleau supérieur, le mot iesvs, déchiffrable sur le personnage du sommet couché dans le cintre, désigne le Christ qui doit être entouré de deux anges thuriféraires, au-dessus, à droite d’un joueur de viole dominant une statue de femme de face avec une guimpe et de longues manches, un bras sur la hanche. Au rouleau médian, sous le Christ, un personnage nimbé qui serait saint Etienne, couché dans l’arc, tend deux mains jointes : il est menacé par un bourreau en face de lui qui le frappe à la tête de la main droite et tient de la gauche une pierre pour le lapider. Deux autres hommes aux gestes menaçants aideraient à la lapidation du premier diacre, et les silhouettes rongées des deux autres font leur pendant. Les dernières figures de la voussure inférieure laissent deviner trois personnages; deux en partie côte à côte et un autre au-dessous portant un sceptre (?). Tout le côté Nord du portail n’est plus aujourd’hui qu’un calcaire d’apparence spongieuse. Le sujet le plus connu est bien le masque démoniaque engoulant la colonne gauche de la porte. C’est un sujet courant de la sculpture de l’Ouest, fréquent en Saintonge. Les autres chapiteaux de feuillages délimitent les petits arcs latéraux dont les fonds de muraille se diversifient par un appareil en chevrons fréquent à cette place dans la région. Deux colonnettes posées sur de larges tailloirs supportent la corniche qui reçoit l’étage. Leurs chapiteaux étroits et annelés se retrouvent souvent dans la région. L’arcature du premier étage, bien mieux conservée, est richement ciselée de motifs végétaux, marguerites rectangulaires, acanthes groupées en S ou en gerbes, bref toute une fantaisie qui se retrouve aux tailloirs comme au-dessus, aux métopes de la corniche haute, où les sujets sont encore variés par la représentation d’échiquiers, ou de roues de charrette. Les petits chapiteaux, comme souvent les modillons très divers, sont soigneusement sculptés avec humour et fantaisie. Ici un prêtre bénit, la main levée, là un chasseur sonne de la trompe, plus loin un archer vise un basilic et, derrière, un joueur de vielle gratte ses cordes. Puis ce sont lions ou chimères ou des têtes d’hommes et de monstres; l’un d’eux a dévoré une victime, dont la main sort de sa gueule. Les parties hautes sont plus finies ou moins usées que la corniche basse, mais de même type. On y voit un oiseau aux ailes ouvertes, des têtes, un baril.
L’abside présente les mêmes caractères raisonnables et la même solidité, avec ses quatre colonnes assises sur de belles bases dont les moulures se poursuivent autour du chœur, comme la ceinture à demi-besants qui délimite la partie basse des ouvertures à chapiteaux ornés, soutenant les voussures moulurées, enrichies ici et là d’archivoltes à pointes de diamant. La corniche simple, soutenue par des modillons variés (avec le petit tonneau) et les gros chapiteaux à monstres et feuilles, a été fortifiée à la guerre de Cent ans. Il n’en reste qu’une muraille d’appareil moyen sur laquelle repose la charpente du chœur. Le passage de l’hémicycle à la nef droite est souligné par un pilastre contre lequel s’appuie l’un des montants d’un enfeu sous la première fenêtre Sud de la nef.
(extrait de : "Saintonge romane" ; François Eygun ; Coll. Nuit des Temps, Ed. du Zodiaque, pp. 237-239)
Autre source : chapiteaux.free.fr/TXT_echillais.html
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